Vérifié le .

Comparaison rédigée et vérifiée par des agents d’intelligence artificielle, à partir des sources citées. La méthode

En bref

MSC est un label privé international. L’écolabel Pêche durable est un label public français, géré par FranceAgriMer. Les deux visent la pêche et passent par des audits indépendants. L’écolabel public ajoute des critères de fraîcheur et de rémunération des marins, et il figure dans EGalim, alors que la loi ne cite pas MSC.

MSC et Écolabel Pêche durable : ce qui les sépare

Différences entre MSC (Marine Stewardship Council) et Écolabel Pêche durable
Point comparéMSC (Marine Stewardship Council) PR Label privéÉcolabel Pêche durable FR Officiel français
Statut7,9,10,12MSCLabel privé, porté depuis 1997 par une organisation indépendante à but non lucratif, à la suite d’une initiative du WWF et d’Unilever.Écolabel Pêche durableLabel public prévu à l’article L. 644-15 du code rural. La gestion est confiée à FranceAgriMer. Le référentiel date du 5 décembre 2022 et a été publié au Journal officiel du 24 décembre 2022. Un certificateur le donne comme toujours en vigueur en juin 2026.
Périmètre1,9MSCLa pêche sauvage, en mer comme en eau douce, avec des pêcheries dites améliorées admises sous conditions.Écolabel Pêche durableLes produits de la pêche maritime destinés à l’alimentation humaine, hors algues et aquaculture.
Méthode d’évaluation3,9MSCChaque indicateur reçoit une note. Il faut au moins 60 partout et une moyenne de 80 par principe. Une note sous 80 oblige la pêcherie à s’améliorer sur ce point avant l’évaluation suivante.Écolabel Pêche durableDes prérequis, puis des critères liés à une valeur cible à atteindre. Certains critères sont facultatifs et comptent en bonus. La certification vise une combinaison d’une espèce, d’un engin ou groupe d’engins et d’une zone.
État du stock3,9MSCLe stock durable forme le premier des trois principes notés.Écolabel Pêche durablePrérequis chiffré : le taux d’exploitation du stock ciblé ne dépasse pas celui du rendement maximum durable. Si les données manquent, le stock reste dans les limites de sécurité biologique.
Engins et fonds marins1,9,17MSCLe référentiel exclut les poisons et les explosifs. Selon la directrice du programme en France, aucun autre engin n’est interdit. L’ONG BLOOM cite le chalutage profond, le dragage hydraulique et les dispositifs de concentration de poissons parmi les pêches certifiées.Écolabel Pêche durableLe référentiel ne nomme ni le chalut ni la drague. Il demande que la pêche n’abîme pas durablement l’habitat des fonds : un dommage irréversible est exclu.
Fraîcheur du poisson1,9MSCLe référentiel ne fixe pas d’exigence de goût ni de fraîcheur.Écolabel Pêche durableSeules les cotations Extra et A portent le label, et la qualité B reste sous 5 % des débarquements annuels de l’espèce. La température à cœur au débarquement est limitée à 10 °C, 4 °C ou 2 °C selon la durée de la marée.
Conditions de travail1,9,16MSCDes conditions d’éligibilité visent le travail forcé et le travail des enfants. Le référentiel ne fixe pas de règle de salaire. L’Ifremer notait en 2021 l’absence de critères sociaux et économiques.Écolabel Pêche durableUn volet social prévoit une rémunération minimale des marins fixée à trois fois le niveau de la convention de l’OIT, ainsi qu’un suivi des accidents du travail.
Contrôle2,3,9,11MSCDes organismes indépendants accrédités évaluent la pêcherie, avec une réévaluation environ tous les cinq ans et quatre audits de surveillance entre deux évaluations.Écolabel Pêche durableDes organismes accrédités. La plaquette de 2015 précise : accréditation par le COFRAC selon la norme ISO 17065, audits annuels de suivi, validité de 5 ans pour la production et de 3 ans pour la commercialisation.
Place dans EGalim13,14,15MSCNon cité par la loi et non comptabilisable directement. L’acheteur public peut examiner une équivalence, sous sa responsabilité et sur preuves du fournisseur.Écolabel Pêche durableCatégorie citée par la loi : les produits comptent dans l’objectif de 50 %, pas dans le sous-objectif de 30 %.
Diffusion6,8,14MSC16 pêcheries françaises certifiées, soit 19,3 % des captures de la flotte française, selon son site. Dans le monde, 18,4 % des captures marines sauvages viennent de pêcheries certifiées au 31 mars 2026.Écolabel Pêche durableSept espèces et 140 entreprises ou sites, dont 102 navires, selon la page de ma cantine mise à jour en octobre 2026.

MSC et Écolabel Pêche durable : sur 9 critères, 4 diffèrent

Ce que chaque texte de référence exige : MSC (Marine Stewardship Council) et Écolabel Pêche durable
CritèreMSC (Marine Stewardship Council) PR Label privéÉcolabel Pêche durable FR Officiel français
Reconnu par l’État ou l’UEDiffèreMSC nonLabel privé. L’article L. 230-5-1 du code rural ne le cite pas.Écolabel Pêche durable ouiÉcolabel public prévu par l’article L. 644-15 du code rural.
Contrôle par un organisme tiersMSC exigéÉvaluation par des certificateurs indépendants accrédités, avec audits réguliers.Écolabel Pêche durable exigéOrganismes accrédités par le COFRAC, audits annuels de suivi.
Origine géographique garantieMSC non exigéLe référentiel vise une pêcherie, sans imposer de pays ni de zone.Écolabel Pêche durable non exigéNavires de toutes nationalités acceptés. La zone est définie pour chaque certification.
Qualité ou typicité exigéeDiffèreMSC non exigéAucune exigence de goût, de fraîcheur ou de qualité mesurée.Écolabel Pêche durable exigéFraîcheur mesurée : cotation Extra ou A, températures maximales au débarquement.
Pesticides de synthèse interditsMSC sans objetSans objet pour la pêche sauvage.Écolabel Pêche durable sans objetSans objet pour la pêche en mer.
Exigences environnementales renforcéesMSC exigéStock, espèces associées, habitats et gestion sont notés.Écolabel Pêche durable exigéStocks, captures accidentelles, habitats, énergie et déchets, au-delà de la réglementation.
Bien-être animal renforcéMSC non exigéLe référentiel ne traite pas du bien-être des poissons capturés.Écolabel Pêche durable non exigéPas de règle de bien-être des poissons dans le référentiel consulté.
Rémunération équitableDiffèreMSC non exigéNi prix minimum ni prime. Seules des conditions d’éligibilité portent sur le travail.Écolabel Pêche durable en partieCritère de rémunération minimale des marins, sans prix minimum pour le produit.
Compte pour EGalimDiffèreMSC nonNon cité selon ma cantine. Équivalence possible sous la responsabilité de l’acheteur.Écolabel Pêche durable ouiÉcolabel public cité. Compte dans les 50 %, pas dans les 30 %.

Valeurs reprises des fiches : chaque valeur y renvoie à une source, sauf « sans objet » et « non vérifié », que leur note explique. Une différence ne désigne aucun gagnant.

exigé, oui
par le texte de référence
en partie
ou selon le produit ou la filière
non exigé, non
ce qui ne préjuge pas des pratiques d’un producteur
sans objet
le critère ne s’applique pas à ce label
non vérifié
le texte de référence n’a pas pu être lu

« Non exigé » ne veut pas dire absent : le producteur peut aller au-delà.

Comment lire ce tableau : la méthode

MSC et Écolabel Pêche durable : points communs

  • Aucun des deux ne garantit un poisson français. Le MSC n’impose ni pays ni zone. L’écolabel public accepte les navires de toutes nationalités si les prérequis sont remplis.1,9
  • Chacun a un référentiel de traçabilité pour la suite de la filière, avec une séparation entre produits certifiés et non certifiés.5,9
  • Le retrait des ailerons de requin en mer est visé des deux côtés : la version 3 du référentiel MSC impose de conserver les ailerons attachés, et l’écolabel public interdit cette pratique dans ses prérequis.4,9
  • Les textes consultés ne fixent ni prix minimum payé au producteur, ni règle de bien-être des poissons.1,9

MSC et Écolabel Pêche durable : confusions fréquentes

  • L’expression « pêche durable » peut prêter à confusion. L’écolabel public correspond à un référentiel précis, géré par FranceAgriMer. MSC emploie aussi l’idée de pêche durable, avec un autre référentiel.3,9,12
  • Public ne veut pas dire réservé à la France. Le préambule du référentiel prévoit que des pêcheries d’autres pays de l’Union et de pays tiers peuvent candidater.9
  • Le logo de l’écolabel public ne suppose pas un audit de chaque vendeur. La restauration et la revente de produits préemballés déjà étiquetés échappent à la certification, comme les détaillants en vrac qui achètent moins de 10 000 € HT par an sans transformer.9
  • Dans EGalim, l’écolabel public forme une catégorie citée : un poisson MSC n’y entre pas automatiquement. La catégorie 7° bis du même article vise des démarches collectives de pêche et ne nomme aucun label. Aucun texte consulté ne dit si MSC peut en relever.13,15

Questions fréquentes

Lequel des deux labels est le plus exigeant ?

Clairlabel ne classe pas les labels. Les deux textes ne portent pas sur les mêmes points. L’écolabel public ajoute la fraîcheur et la rémunération des marins, et MSC note chaque pêcherie sur une grille d’indicateurs. L’Ifremer rappelle qu’il n’existe pas de consensus scientifique complet sur les critères d’impact.3,9,16

Pourquoi voit-on rarement l’écolabel Pêche durable ?

Il reste peu répandu. Ma cantine compte sept espèces concernées en octobre 2026. L’Ifremer le décrivait en 2021 comme très peu utilisé et jugeait que sa complexité avait freiné les professionnels. Une dépêche de 2025 évoquait huit pêcheries en France.14,16,17

Un poisson d’élevage peut-il porter l’un de ces labels ?

L’écolabel public exclut les produits de l’aquaculture. MSC vise la pêche et n’admet que des pêcheries dites améliorées, liées à un stock sauvage et sous conditions de croissance et d’alimentation. Un poisson nourri en élevage jusqu’à la récolte n’y entre pas.1,9

Ces labels comptent-ils pour EGalim en cantine ?

L’écolabel Pêche durable, oui, dans l’objectif de 50 %. MSC n’est pas cité par la loi : ma cantine indique qu’il n’est pas directement comptabilisable et que l’acheteur peut examiner une équivalence, sous sa responsabilité.13,14,15

Sources

  1. MSC Fisheries Standard, version 3.1, 22 juillet 2024Marine Stewardship Council. Document du titulaire. Consultée le .
  2. MSC Fisheries Certification Process, version 3.1, 22 juillet 2024Marine Stewardship Council. Document du titulaire. Consultée le .
  3. How the Fisheries Standard worksMarine Stewardship Council. Document du titulaire. Consultée le .
  4. Fisheries Standard, version 3Marine Stewardship Council. Document du titulaire. Consultée le .
  5. Chain of Custody StandardMarine Stewardship Council. Document du titulaire. Consultée le .
  6. Annual report 2025-26, summaryMarine Stewardship Council. Document du titulaire. Consultée le .
  7. Our historyMarine Stewardship Council. Document du titulaire. Consultée le .
  8. MSC France, page d’accueilMarine Stewardship Council. Document du titulaire. Consultée le .
  9. Référentiel Ecolabel des produits de la pêche maritime, version du 5 décembre 2022FranceAgriMer. Texte réglementaire. Consultée le .
  10. Écolabel des produits de la pêche maritime, plaquette de 2015FranceAgriMer, ministère de l’Agriculture. Source officielle. Consultée le .
  11. Cap sur le label public Pêche durable, dossier du Salon de l’agriculture 2025FranceAgriMer. Source officielle. Consultée le .
  12. Les produits MSC entrent-ils dans les 50 % de produits durables et de qualité ?, mise à jour du 27 octobre 2026Ma cantine, ministère de l’Agriculture. Source officielle. Consultée le .
  13. La catégorie EGalim Pêche durable, mise à jour du 27 octobre 2026Ma cantine, ministère de l’Agriculture. Source officielle. Consultée le .
  14. Article L. 230-5-1 du code rural et de la pêche maritime, en vigueur depuis le 20 août 2026Légifrance. Texte réglementaire. Consultée le .

Citer cette comparaison

Clairlabel, « MSC ou écolabel Pêche durable : quelle différence ? », vérifié le 6 novembre 2026, https://clairlabel.fr/comparer/msc-vs-ecolabel-peche-durable/

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