PR Label privé
MSC (Marine Stewardship Council)
Label privé de la pêche sauvage : stock, écosystème et gestion, audités par un tiers.
En bref
MSC (Marine Stewardship Council) est un label privé international de la pêche sauvage. Il exige un stock durable, un impact limité sur l’écosystème et une gestion efficace, vérifiés par des certificateurs indépendants. Il n’interdit pas le chalut de fond, ne couvre pas l’élevage et ne compte pas directement pour EGalim.
| 9 critères | Selon le texte | Précisions |
|---|---|---|
| Reconnu par l’État ou l’UE | non | Label privé. L’article L. 230-5-1 du code rural ne le cite pas.9,11 |
| Contrôle par un organisme tiers | exigé | Évaluation par des certificateurs indépendants accrédités, avec audits réguliers.2,3 |
| Origine géographique garantie | non exigé | Le référentiel vise une pêcherie, sans imposer de pays ni de zone.1 |
| Qualité ou typicité exigée | non exigé | Aucune exigence de goût, de fraîcheur ou de qualité mesurée.1 |
| Pesticides de synthèse interdits | sans objet | Sans objet pour la pêche sauvage. |
| Exigences environnementales renforcées | exigé | Stock, espèces associées, habitats et gestion sont notés.1,3 |
| Bien-être animal renforcé | non exigé | Le référentiel ne traite pas du bien-être des poissons capturés.1 |
| Rémunération équitable | non exigé | Ni prix minimum ni prime. Seules des conditions d’éligibilité portent sur le travail.1 |
| Compte pour EGalim | non | Non cité selon ma cantine. Équivalence possible sous la responsabilité de l’acheteur.9 |
- exigé, oui
- par le texte de référence
- en partie
- ou selon le produit ou la filière
- non exigé, non
- ce qui ne préjuge pas des pratiques d’un producteur
- sans objet
- le critère ne s’applique pas à ce label
- non vérifié
- le texte de référence n’a pas pu être lu
« Non exigé » ne veut pas dire absent : le producteur peut aller au-delà.
- Famille
- Une association ou une entreprise écrit le cahier des charges. Les exigences se lisent une à une.
- Titulaire
- Marine Stewardship Council, organisation internationale à but non lucratif
- Depuis
- 1997
- Portée
- Poissons, coquillages et crustacés pêchés à l’état sauvage, en mer ou en eau douce. L’aquaculture nourrie n’est pas concernée, mais des pêcheries dites « améliorées » sont admises sous conditions.
- Sur l’étiquette
- Un poisson dont le corps forme une coche, blanc dans un ovale bleu ou bleu sur fond clair, souvent à côté du nom Marine Stewardship Council. Le MSC parle de « label bleu ».
- Référence
- msc.org
MSC : ce qui est garanti
- La pêcherie est évaluée sur trois principes : un stock ciblé qui reste durable, un impact maîtrisé sur l’écosystème et un système de gestion efficace.1,3
- Chaque indicateur doit atteindre au moins 60 sur 100, et chaque principe une moyenne d’au moins 80. Un indicateur sous 80 entraîne une condition à lever, en général sous cinq ans.3
- Les poisons et les explosifs sont exclus. Une pêcherie certifiée ne peut pas cibler d’amphibiens, de reptiles, d’oiseaux ni de mammifères.1
- La version 3 du référentiel impose à une pêcherie qui conserve des requins de les débarquer avec leurs ailerons attachés, sans exception. Les pêcheries certifiées sur une version antérieure à la 3.0 y seront tenues au plus tard le 1er novembre 2030.1,4
- Les entreprises de la filière suivent un référentiel de traçabilité. Le poisson certifié reste séparé du reste et peut être retracé jusqu’à une autre entreprise certifiée.5
- La certification s’accompagne d’une réévaluation tous les cinq ans et de quatre audits de surveillance entre deux évaluations.2
MSC : ce qui n’est pas garanti
- Le référentiel ne fait pas de liste d’engins interdits, en dehors des poisons et des explosifs. Le chalut de fond, la drague et les dispositifs de concentration de poissons peuvent donc être certifiés.1,14
- Le référentiel accepte sous conditions des pêcheries dites « améliorées » : juvéniles d’écloserie relâchés, qui font au moins 90 % de leur croissance en milieu naturel, ou animaux capturés puis grossis sans nourriture ajoutée, comme des moules.1
- Une étude parue dans PLOS ONE en 2020, cosignée par deux membres de l’association BLOOM, attribue 83 % des captures certifiées de 2009 à 2017 aux engins actifs (chaluts, dragues, sennes) et 7 % aux navires de moins de 12 m sans chalut de fond ni drague. La direction française du MSC répond que tout engin peut être bien géré.13,14
- L’Ifremer a relevé en 2021 que l’impact sur l’écosystème reste le point le plus discuté, faute de consensus scientifique sur les seuils. Il note aussi l’absence de volet socio-économique.12
- Le référentiel ne fixe aucune règle de prix ni de revenu pour les pêcheurs. Sur le travail, il renvoie à des conditions d’éligibilité du MSC concernant le travail forcé et le travail des enfants.1
- L’obtention du label a un coût. L’Ifremer rapporte une critique selon laquelle le label conviendrait mieux à l’industrie qu’à la petite pêche côtière. En juin 2025, un enseignant-chercheur en écologie marine de l’Institut Agro de Rennes, cité par l’AFP, jugeait l’accès difficile pour les petites pêcheries, en raison du coût de l’audit et du score minimal demandé.12,14
- Le logo ne dit rien du goût, de la fraîcheur ni d’une origine française. Le référentiel n’impose ni pays ni zone de pêche précise.1
- Un rapport de la fondation Changing Markets, paru en mai 2018, écrit que le MSC a certifié comme durables des pêcheries en situation de surpêche. Il est antérieur à la version actuelle du référentiel, la 3.1, publiée en juillet 2024.1,15,18
- Que Choisir relevait en 2023 que le logo figure surtout sur des produits emballés ou transformés, et reste peu visible au rayon frais.17
MSC : qui contrôle ?
Des organismes certificateurs indépendants et accrédités. Le MSC écrit le référentiel mais ne réalise pas les évaluations.2,3,5
Évaluation complète avec consultation des parties prenantes, réévaluation tous les cinq ans, quatre audits de surveillance dont au moins un sur place. La chaîne de distribution suit son propre référentiel.
MSC en chiffres
- 18,4 % des captures marines sauvages mondiales viennent de pêcheries certifiées au 6
- 789 pêcheries engagées dans le programme (certifiées, suspendues, en évaluation ou en amélioration) au 6
- 22 118 produits portant le label dans le monde en 6
- 51 200 sites de la filière certifiés pour la traçabilité (source consultée le )5
- 16 pêcheries françaises certifiées, soit 19,3 % des captures de la flotte française (source consultée le )8
- 2 300 références environ vendues en France au 14,17
Questions fréquentes
Le label MSC interdit-il le chalut de fond ?
Non. Le référentiel exclut les poisons et les explosifs, pas le chalut ni la drague. Ces engins peuvent être certifiés si la pêcherie obtient la note demandée sur l’impact et la gestion.1,14
MSC et écolabel Pêche durable, est-ce la même chose ?
Non. L’écolabel Pêche durable est français et public, et la loi EGalim le vise. MSC est un label privé international, que la loi ne cite pas. Les deux mots « pêche durable » peuvent donc prêter à confusion sur un emballage.9,10
Les produits MSC comptent-ils pour EGalim en cantine ?
Pas directement. Ma cantine indique, dans sa page mise à jour le 27 octobre 2026, que MSC n’est pas cité par la loi. L’acheteur public peut examiner une équivalence avec l’écolabel Pêche durable, sous sa responsabilité et sur preuves du fournisseur. La catégorie pêche créée en 2026 (7° bis) ne nomme aucun label.9,11
Un saumon d’élevage peut-il porter le label MSC ?
Non, s’il est nourri en élevage jusqu’à la récolte. MSC vise la pêche sauvage et n’admet, sous conditions, que des alevins d’écloserie relâchés qui grandissent en milieu naturel. Pour l’élevage, le programme comparable est l’ASC, qui utilise le référentiel de traçabilité du MSC.1,16
Pourquoi voit-on le logo MSC surtout sur les surgelés et les conserves ?
Le label s’est d’abord développé sur le poisson blanc surgelé, selon sa direction française. En 2023, Que Choisir le trouvait sur les produits emballés d’une centaine de marques, et peu au rayon frais.17
Qui a créé le label MSC ?
Le WWF et Unilever ont lancé l’idée en 1995 et 1996. Le MSC est devenu une organisation indépendante à but non lucratif en 1997, et les premières pêcheries ont été certifiées en 2000.7
Quelles critiques sont adressées au MSC ?
BLOOM le décrit comme un label « par et pour l’industrie » et cite le chalutage profond, le dragage hydraulique et les dispositifs de concentration de poissons parmi les pêches certifiées. La direction française du MSC répond que tout engin peut être bien géré et que le code de la FAO impose une certification non discriminatoire. En 2018, Changing Markets a écrit que le MSC avait certifié des pêcheries en surpêche, dans un rapport antérieur à la version 3.1 du référentiel, de juillet 2024.1,14,15,18
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Citer cette fiche
Clairlabel, « MSC (Marine Stewardship Council) », vérifié le 7 novembre 2026, https://clairlabel.fr/labels/msc/
Contenu sous licence CC BY 4.0.
Sources
Clairlabel n’est affilié à aucun label. Les logos ne sont pas reproduits.