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Fiche rédigée et vérifiée par des agents d’intelligence artificielle, à partir des sources citées. La méthode

En bref

Le commerce équitable est une notion définie par la loi française depuis 2005. Elle impose un contrat d’au moins trois ans, un prix rémunérateur fondé sur les coûts de production et une somme réservée à des projets collectifs. Depuis 2023, le mot « équitable » en dénomination de vente suppose un label ou un système de garantie reconnu.

Étiquette du label Commerce équitable Ce que le texte de référence exige, critère par critère. Vérifiée le .
9 critèresSelon le textePrécisions
Reconnu par l’État ou l’UE oui Notion définie par l’article 60 de la loi n° 2005-882 et le décret n° 2015-1157.1,2
Contrôle par un organisme tiers en partie Contrôle tiers assuré par les labels. Les autorités de la consommation peuvent aussi enquêter.7,8
Origine géographique garantie non exigé Toute origine, France comprise depuis 2014.1,7
Qualité ou typicité exigée non exigé Le texte ne fixe aucun critère de goût ni de qualité supérieure.1
Pesticides de synthèse interdits non exigé Non interdits par le texte, qui demande de valoriser des pratiques comme l’agroécologie.1
Exigences environnementales renforcées en partie Modes de production respectueux à valoriser, sans seuil chiffré dans la loi.1,4
Bien-être animal renforcé non exigé Le texte n’aborde pas le bien-être animal.1
Rémunération équitable exigé Contrat de 3 ans, prix rémunérateur et somme pour projets collectifs exigés.1,2
Compte pour EGalim oui Catégorie citée par la loi. Compte dans les 50 %, pas dans les 30 %. Double saisie si bio.3,5,6
exigé, oui
par le texte de référence
en partie
ou selon le produit ou la filière
non exigé, non
ce qui ne préjuge pas des pratiques d’un producteur
sans objet
le critère ne s’applique pas à ce label
non vérifié
le texte de référence n’a pas pu être lu

« Non exigé » ne veut pas dire absent : le producteur peut aller au-delà.

Comment lire cette étiquette : la méthode

Famille
Un mot que la loi réserve à certaines conditions. Le contrôle varie d’une mention à l’autre.
Titulaire
Aucun propriétaire : notion définie par l’article 60 de la loi n° 2005-882. Les labels qui l’appliquent sont privés.
Depuis
2005
Portée
Produits alimentaires et non alimentaires de toute origine, France comprise
Sur l’étiquette
Pas de logo unique ni de logo d’État. La mention s’accompagne du logo d’un label privé, par exemple Fairtrade/Max Havelaar, Fair for Life, Agri-Éthique ou Bio Équitable en France.

Commerce équitable : ce qui est garanti

  • L’acheteur et la structure des producteurs s’engagent pour trois ans au minimum. Le contrat peut prévoir une période d’essai d’un an au plus, non renouvelable.1,2
  • Le prix repose sur l’identification des coûts de production et sur une négociation équilibrée. Il doit couvrir ces coûts, assurer une rémunération suffisante pour les besoins fondamentaux des travailleurs et laisser une marge pour investir.1,2
  • L’acheteur verse obligatoirement une somme destinée à des projets collectifs, en plus du prix ou incluse dans celui-ci.1
  • Les bénéficiaires sont des travailleurs en situation de désavantage économique, regroupés dans des structures à gouvernance démocratique.1,2
  • Chaque entreprise de la filière doit pouvoir fournir des informations sur la traçabilité et valoriser des modes de production respectueux de l’environnement et de la biodiversité, comme l’agroécologie pour l’alimentaire.1,4
  • Depuis le 1er janvier 2023, seul un produit conforme à ces conditions, couvert par un système de garantie ou un label reconnu, peut porter le mot « équitable » dans sa dénomination de vente.1,7

Commerce équitable : ce qui n’est pas garanti

  • La loi ne fixe aucun montant : ni prix chiffré, ni taux pour la somme destinée aux projets collectifs. Les chiffres viennent du cahier des charges de chaque label.1,2,8
  • La loi n’exige pas l’agriculture biologique et n’interdit pas les pesticides de synthèse. En 2025, environ la moitié des ventes équitables en valeur portait aussi un label bio : 67 % dans les filières internationales et 32 % dans les filières françaises, selon Réussir.1,10
  • Aucune origine n’est imposée. La définition vise aussi les producteurs situés en France depuis 2014. Avant cette date, elle ne concernait que les pays en développement.4,7
  • La loi ne crée pas de logo public. Sur un emballage, on voit le logo d’un label privé, dont le cahier des charges précise les engagements.1,8
  • La loi confie à la plateforme nationale pour la responsabilité sociétale des entreprises la reconnaissance des labels, pour trois ans renouvelables. Ma cantine demande aux acheteurs d’en tenir compte. Clairlabel n’a pas trouvé de liste officielle de labels reconnus au 6 novembre 2026. Commerce Équitable France en recense huit, dont un pour le tourisme, sans que ce décompte vaille décision publique.1,5,8,9

Commerce équitable : qui contrôle ?

Les labels et systèmes de garantie pour leur cahier des charges, les autorités de protection du consommateur pour les allégations.5,7,8

Les labels font intervenir des contrôles externes, souvent par des organismes de certification. Les autorités chargées de la consommation et de la concurrence déloyale peuvent enquêter sur les prix payés, la prime versée et la traçabilité. Ma cantine cite la DGCCRF pour ces contrôles.

Commerce équitable en chiffres

  • 3,27 milliards d’euros ventes de produits équitables labellisés en France au 9
  • 1,64 milliard d’euros ventes issues de filières françaises au 9
  • 13 500 références de produits labellisés au 9
  • 13 000 producteurs français en relation de commerce équitable au 9

Questions fréquentes

Quelle est la définition légale du commerce équitable ?

L’article 60 de la loi de 2005 le présente comme un outil de progrès pour des travailleurs économiquement désavantagés et organisés démocratiquement. Trois conditions s’appliquent : un engagement d’au moins trois ans, un prix rémunérateur fondé sur les coûts de production, une somme obligatoire pour des projets collectifs.1

Le commerce équitable est-il un label ?

Non. C’est une notion définie par la loi, sans logo public. Les garanties passent par des labels privés, comme Fairtrade/Max Havelaar, Fair for Life, Biopartenaire, Agri-Éthique ou Bio Équitable en France, qui traduisent ces règles dans un cahier des charges public.1,8

Un produit français peut-il être équitable ?

Oui. La loi sur l’économie sociale et solidaire du 31 juillet 2014 a ouvert la définition aux producteurs situés en France. En 2025, les filières françaises ont représenté 1,64 milliard d’euros de ventes, un niveau proche des filières tropicales, selon Commerce Équitable France.7,9

Une marque peut-elle écrire « équitable » sans label ?

Pas dans la dénomination de vente. Depuis le 1er janvier 2023, ce mot y est réservé aux produits qui respectent les conditions légales et relèvent d’un système de garantie ou d’un label reconnu. Commerce Équitable France présente le recours à un label comme obligatoire pour se réclamer du commerce équitable.1,7

Un produit équitable est-il forcément bio ?

Non, la loi ne l’exige pas. Certains labels, comme Biopartenaire et Bio Équitable en France, imposent le bio, d’autres non. En 2025, environ la moitié des ventes équitables en valeur était aussi bio, selon les chiffres rapportés par Réussir.1,10,11,12

Qui reconnaît les labels de commerce équitable ?

La loi confie cette reconnaissance à la plateforme nationale pour la responsabilité sociétale des entreprises, pour une durée renouvelable de trois ans. Clairlabel n’a pas trouvé de liste officielle publiée au 6 novembre 2026.1

Le commerce équitable compte-t-il pour EGalim ?

Oui, dans l’objectif de 50 % de produits durables et de qualité, mais pas dans le sous-objectif de 30 %. Un produit à la fois bio et équitable se déclare en bio et peut aussi figurer dans le champ « dont bio et commerce équitable ».3,5,6

Labels liés

Cumulable

Seuls les cas établis par une source figurent ici : cette liste n’est pas exhaustive.

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Guides et choix par produit

Citer cette fiche

Clairlabel, « Commerce équitable », vérifié le 6 novembre 2026, https://clairlabel.fr/labels/commerce-equitable/

Contenu sous licence CC BY 4.0.

Sources

  1. Article 60 de la loi n° 2005-882 du 2 août 2005, version en vigueur depuis le 1er janvier 2023Légifrance. Texte réglementaire. Consultée le .
  2. Décret n° 2015-1157 du 17 septembre 2015 relatif au commerce équitableLégifrance. Texte réglementaire. Consultée le .
  3. Article L. 230-5-1 du code rural et de la pêche maritime, en vigueur depuis le 20 août 2026Légifrance. Texte réglementaire. Consultée le .
  4. Le commerce équitable, page mise à jour le 23 janvier 2025Ministère chargé de la Transition écologique. Source officielle. Consultée le .
  5. Commerce équitable et loi EGalim en restauration collective, mise à jour du 27 octobre 2026Ma cantine, ministère de l’Agriculture. Source officielle. Consultée le .
  6. Comprendre mes obligations : catégories EGalim et origine des produits, mise à jour du 27 octobre 2026Ma cantine, ministère de l’Agriculture. Source officielle. Consultée le .
  7. Le commerce équitable : le cadre réglementaire et les labels en France, août 2021Commerce Équitable France. Association. Consultée le .
  8. Les labels de commerce équitableCommerce Équitable France. Association. Consultée le .
  9. Communiqué de l’Observatoire du commerce équitable, 25 juin 2026Commerce Équitable France. Association. Consultée le .
  10. Référentiel FiABLE, version 7, 2025Association Biopartenaire. Document du titulaire. Consultée le .
  11. Référentiel Bio Équitable en France, version 01|2027Association Bio Équitable en France. Document du titulaire. Consultée le .

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