Vérifié le .

Fiche rédigée et vérifiée par des agents d’intelligence artificielle, à partir des sources citées. La méthode

En bref

Le bio européen, reconnaissable à sa feuille étoilée, est le logo officiel de l’Union européenne pour l’agriculture biologique. Le règlement 2018/848 écarte en règle générale pesticides et engrais chimiques de synthèse, interdit les OGM et exige 95 % d’ingrédients agricoles bio en produit transformé. Chaque opérateur est vérifié au moins une fois par an.

Étiquette du label Bio européen (Eurofeuille) Ce que le texte de référence exige, critère par critère. Vérifiée le .
9 critèresSelon le textePrécisions
Reconnu par l’État ou l’UE oui Logo défini par le règlement (UE) 2018/848, obligatoire sur les denrées bio préemballées de l’UE.1,7
Contrôle par un organisme tiers exigé Vérification au moins annuelle par un organisme de contrôle, agréé par l’INAO en France.1,7
Origine géographique garantie non exigé Le lieu de production est affiché, mais aucune zone n’est imposée.1
Qualité ou typicité exigée en partie Additifs limités à une liste. Aucune qualité gustative mesurée n’est exigée.2,7
Pesticides de synthèse interdits exigé Pesticides de synthèse non permis en règle générale. Seules des substances listées sont utilisables.2,7
Exigences environnementales renforcées exigé Rotation avec légumineuses, 170 kg d’azote d’effluents par hectare et par an au plus, sol vivant.1
Bien-être animal renforcé exigé Plein air, alimentation bio, attache et mutilations interdites sauf exceptions encadrées.1,2
Rémunération équitable non exigé Le règlement ne fixe ni prix minimum, ni prime, ni contrat type.1
Compte pour EGalim oui Catégorie dédiée : au moins 20 % des achats, inclus dans les 50 % et les 30 %.10,11
exigé, oui
par le texte de référence
en partie
ou selon le produit ou la filière
non exigé, non
ce qui ne préjuge pas des pratiques d’un producteur
sans objet
le critère ne s’applique pas à ce label
non vérifié
le texte de référence n’a pas pu être lu

« Non exigé » ne veut pas dire absent : le producteur peut aller au-delà.

Comment lire cette étiquette : la méthode

Famille
Défini par un règlement de l’Union européenne, qui prévoit aussi ses contrôles.
Titulaire
Union européenne, règlement (UE) 2018/848. En France : INAO pour l’agrément des organismes de contrôle
Depuis
2010
Portée
Produits agricoles vivants ou non transformés, denrées transformées, aliments pour animaux, semences, élevage et aquaculture
Sur l’étiquette
Une feuille dessinée par des étoiles blanches sur un rectangle vert, accompagnée d’un code du type FR-BIO-XX et d’une mention « Agriculture UE » ou « Agriculture non UE ».

Bio européen : ce qui est garanti

  • En règle générale, les pesticides et les engrais chimiques de synthèse ne sont pas permis. Le règlement réserve les substances de synthèse à des autorisations strictement limitées. Les engrais minéraux azotés sont interdits.1,7
  • Les OGM sont interdits à tous les stades, tout comme le traitement par rayonnements ionisants et le clonage animal.1,2,7
  • Une denrée transformée ne peut porter « bio » dans son nom que si au moins 95 % de ses ingrédients agricoles, en poids, sont biologiques.1,7
  • Les cultures poussent dans un sol vivant, sauf les plantes qui croissent naturellement dans l’eau. La culture hydroponique est interdite.1,2
  • Une parcelle passe en bio après une conversion d’au moins deux ans, ou trois ans pour les cultures pérennes comme la vigne ou les vergers.1
  • Les animaux ont un accès permanent au plein air quand le climat, la saison et l’état du sol le permettent, hors restrictions sanitaires. Leur alimentation est 100 % biologique, des aliments en conversion étant admis dans certaines limites.1,2
  • Les antibiotiques et autres médicaments allopathiques de synthèse sont interdits en préventif. Le gavage est interdit.1
  • L’étiquette indique le code de l’organisme de contrôle et le lieu de production des matières premières : « Agriculture UE », « Agriculture non UE » ou les deux.1,3

Bio européen : ce qui n’est pas garanti

  • Le logo n’impose aucune zone d’origine. Il renseigne seulement sur le lieu de production. Les produits importés peuvent le porter s’ils respectent les règles de l’UE sur l’importation.1,3
  • Jusqu’à 5 % des ingrédients agricoles d’une denrée transformée peuvent ne pas être bio, dans un cadre strict.2,3
  • Le texte ne garantit pas l’absence totale de résidus. Une substance non autorisée déclenche une enquête, et le produit perd son statut si l’opérateur l’a utilisée ou n’a pas pris les précautions requises.1
  • Des substances figurant sur des listes approuvées par la Commission restent permises pour protéger les cultures, comme le cuivre et le soufre.2,14
  • Une exploitation peut garder une partie non bio si les espèces animales ou les variétés végétales sont distinctes et bien séparées.1
  • Des exceptions existent pour les animaux : attache possible des bovins sur autorisation dans les fermes de 50 animaux au plus, écornage et épointage du bec au cas par cas. Hors vaccins et antiparasitaires, trois traitements allopathiques sont admis par période de douze mois, un seul si le cycle productif dure moins d’un an.1
  • Le règlement ne fixe ni prix minimum, ni prime, ni contrat type pour rémunérer les producteurs.1
  • Certains produits ne peuvent pas être certifiés : l’eau, les animaux sauvages chassés ou pêchés, ainsi que le foie gras, le gavage étant interdit. Textiles et cosmétiques finis sont hors du champ du règlement.1,7

Bio européen : qui contrôle ?

En France, des organismes certificateurs agréés et supervisés par l’INAO. La DGCCRF surveille aussi les produits en vente.1,5,7

Sauf certains détaillants dispensés, tout opérateur signe un contrat avec un organisme, notifie son activité et subit une vérification au moins annuelle. L’inspection sur place peut être espacée de 24 mois au plus si le risque est jugé faible et sans manquement depuis trois ans. La DGCCRF prélève aussi des échantillons pour rechercher des résidus.

Bio européen en chiffres

  • 61 159 fermes bio en France, soit 17,3 % des exploitations au 12
  • 2,69 millions d’hectares cultivés en bio en France, environ 10 % de la surface agricole au 12,13
  • 12,6 milliards d’euros de marché bio en France, en hausse de 3,6 % au 12,13
  • 5,8 % part du bio dans la consommation alimentaire des ménages français au 13

Questions fréquentes

Quelle différence entre le logo européen et le logo AB ?

Le logo européen est obligatoire sur les denrées bio préemballées produites dans l’UE. Le logo AB français est facultatif et s’ajoute à lui, sans jamais être plus visible. Pour l’essentiel des produits, les règles appliquées sont celles du même règlement européen.5,7

Un produit bio est-il forcément français ou européen ?

Non. Le logo n’impose pas d’origine. Il faut lire la mention placée à côté : « Agriculture UE », « Agriculture non UE », ou le nom d’un pays si les matières premières en proviennent, 5 % du poids pouvant ne pas être pris en compte.1,6

Un produit bio contient-il zéro pesticide ?

Les pesticides de synthèse ne sont pas permis en règle générale, mais des substances listées restent utilisables, et des résidus peuvent venir d’une contamination. Le règlement ne pose pas de seuil général : un soupçon de substance non autorisée conduit à une enquête. Un État qui avait un seuil national peut le garder.1,2,7

Que veut dire le code FR-BIO sur l’étiquette ?

C’est le numéro de l’organisme qui contrôle le dernier opérateur ayant produit ou préparé la denrée. Il doit figurer sur l’étiquette dès qu’un produit se présente comme bio.1,5

Un produit « en conversion » est-il bio ?

Non. Pendant la conversion, les règles bio s’appliquent mais le produit ne peut pas se dire bio. Seuls certains produits végétaux à un seul ingrédient, après douze mois au moins, peuvent porter la mention « en conversion », sans le logo européen.1

Le saumon sauvage ou l’eau peuvent-ils être bio ?

Non. La DGCCRF rappelle que les espèces sauvages chassées ou pêchées échappent au contrôle de l’alimentation et de l’élevage, et que l’eau n’est pas un ingrédient agricole. Un plat à base de poisson sauvage peut toutefois signaler ses ingrédients bio.1,7

Le bio compte-t-il pour EGalim dans les cantines ?

Oui. Il forme une catégorie dédiée : au moins 20 % de la valeur des achats, inclus dans l’objectif de 50 % et dans celui de 30 %, dont la première année de mesure n’est pas fixée au 6 novembre 2026. Les produits végétaux étiquetés « en conversion » y entrent aussi. Un produit bio et IGP se déclare uniquement en bio.10,11

Les règles du bio européen vont-elles changer ?

Le règlement s’applique depuis le 1er janvier 2022. Un accord annoncé le 20 octobre 2026 ouvrirait le logo à certains produits importés de pays à régime équivalent et adapterait des règles sur les volailles, l’alimentation, la conversion et les soins vétérinaires. Au 6 novembre 2026, le vote en plénière reste à venir, à la date indicative du 23 novembre.4,8,9

Une exploitation bio peut-elle aussi être HVE ?

Oui. Le ministère de l’Agriculture indique que les deux démarches peuvent se cumuler. La certification bio ne donne pas la mention HVE, qui suppose son propre audit.15

Labels liés

Seuls les cas établis par une source figurent ici : cette liste n’est pas exhaustive.

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Clairlabel, « Bio européen (Eurofeuille) », vérifié le 6 novembre 2026, https://clairlabel.fr/labels/bio-europeen/

Contenu sous licence CC BY 4.0.

Sources

  1. Règlement (UE) 2018/848 relatif à la production biologique, texte adopté (PE-CONS 62/17), sans les modifications ultérieuresParlement européen et Conseil de l’Union européenne. Texte réglementaire. Consultée le .
  2. Production et produits biologiquesCommission européenne. Source officielle. Consultée le .
  3. Législation sur l’agriculture biologiqueCommission européenne. Source officielle. Consultée le .
  4. Tout savoir sur l’agriculture biologiqueINAO. Source officielle. Consultée le .
  5. Les règles d’utilisation des logos liés à l’agriculture biologiqueINAO. Source officielle. Consultée le .
  6. Procédure 2025/0417(COD), modification du règlement 2018/848Parlement européen, Observatoire législatif. Source officielle. Consultée le .
  7. Commission welcomes political agreement on the future organic rulebook (20 octobre 2026)Commission européenne. Source officielle. Consultée le .
  8. Article L. 230-5-1 du code rural et de la pêche maritimeLégifrance. Texte réglementaire. Consultée le .
  9. Comprendre mes obligations : catégories EGalim et origine des produitsma cantine, ministère de l’Agriculture. Source officielle. Consultée le .
  10. Troisième année de baisse des surfaces en bio alors que la consommation reprendTerre-net, AFP. Presse. Consultée le .
  11. Bio : moins de fermes, moins de superficies, mais une demande qui revientRéussir. Presse. Consultée le .
  12. Cahier des charges Biodyvin, mise à jour du 26 novembre 2024SIVCBD. Document du titulaire. Consultée le .
  13. Bio et Haute Valeur Environnementale : deux modes de valorisation complémentaires, page datée du 26 mai 2016Ministère de l’Agriculture. Source officielle. Consultée le .

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