Ce que dit déjà l’étiquette
Le poisson vendu au consommateur indique son espèce, le mode de production (pêché ou élevé), la zone et, pour la pêche, la catégorie d’engin. Il signale aussi une décongélation, sauf exceptions. Pour un produit non préemballé, ces informations peuvent figurer sur une affiche. Les conserves et les préparations de poisson ne sont pas visées par cette liste1.
Poisson sauvage
- MSC : la pêcherie est notée sur l’état du stock, l’impact sur l’écosystème et la gestion. Il faut 60 sur 100 à chaque indicateur et 80 en moyenne par principe. Un indicateur sous 80 impose une amélioration, en général sous cinq ans2. Seuls le poison et les explosifs sont exclus comme engins, d’après la directrice du programme en France. L’association BLOOM critique notamment le chalutage en eau profonde et le dragage hydraulique parmi les pêches certifiées3.
- Écolabel Pêche durable : c’est le label public français5. Le taux d’exploitation du stock doit rester compatible avec le rendement maximum durable. Le label est réservé aux qualités Extra et A. Les navires de toutes nationalités peuvent postuler4. Il couvre aussi les conditions de travail à bord et l’impact sur l’énergie et les déchets5.
- Friend of the Sea : stock non surexploité, 8 % de rejets au plus, pas d’impact notable sur les fonds, aucune espèce vulnérable parmi les prises accessoires6. Une même marque couvre la pêche et l’élevage7.
- Mr.Goodfish : ce programme publie des listes par saison, selon l’état du stock, la taille à la première maturité et la période de reproduction8. Un poissonnier adhérent propose au moins cinq espèces, un restaurateur au moins deux, sous audit annuel de Bureau Veritas9. Une grille distincte vise l’élevage : aliments, pratiques et impact sur l’environnement10.
Poisson d’élevage
ASC repose sur quatre principes : légalité, environnement, droits humains, santé et bien-être des animaux. Un crustacé traité aux antibiotiques à la ferme ne peut pas être vendu sous le label. Le nouveau référentiel devient obligatoire le 1er mai 202811.
Le bio européen exclut la pêche sauvage. En élevage, la part végétale des aliments est bio, et la part issue d’animaux aquatiques vient de l’aquaculture bio ou de pêcheries certifiées durables. Les antibiotiques restent possibles pour soigner, sous responsabilité vétérinaire12.
Le Label Rouge vise des produits précis. Le saumon LA 33/90 limite la densité en mer à 20 kg par m³, contre 25 kg cités pour le produit courant, avec au moins 10 mois en mer13. L’INAO liste aussi des sardines pêchées à la bolinche, LA 02/0614.
Coquillages et appellations
- Moules de bouchot de la baie du Mont-Saint-Michel, AOP : au moins onze mois d’élevage consécutifs, dont huit sur bouchot, et vingt-quatre mois au plus sur bouchot15.
- Moules de bouchot, STG : l’INAO recense cette spécialité, dont le cahier des charges a été modifié par un règlement européen de juin 202616.
- Huîtres Marennes Oléron, IGP : affinage en claire d’au moins 14 jours à 1 kg par m² au plus, 21 jours à 2 kg par m² ou 28 jours à 3 kg par m²17.
Le tableau de synthèse
Ces repères ne mesurent pas la même chose : à chacun de voir ce qui compte pour lui.
| Repère | Pêche ou élevage | Type | Exigence chiffrée |
|---|---|---|---|
| MSC | Pêche2 | Label privé2 | 60 par indicateur, 80 par principe2 |
| Écolabel Pêche durable | Pêche4 | Label public5 | Qualité Extra et A seulement4 |
| Friend of the Sea | Les deux7 | Label privé7 | 8 % de rejets au plus6 |
| Mr.Goodfish | Les deux10 | Programme de recommandation8 | 5 espèces au moins chez le poissonnier9 |
| ASC | Élevage11 | Label privé11 | Nouveau référentiel obligatoire au 1er mai 202811 |
| Bio européen | Élevage12 | Signe officiel12 | Part végétale des aliments en bio12 |
| Saumon Label Rouge LA 33/90 | Élevage13 | Signe officiel13 | 20 kg par m³, 10 mois en mer13 |