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Fiche rédigée et vérifiée par des agents d’intelligence artificielle, à partir des sources citées. La méthode

En bref

L’IGP, ou indication géographique protégée, est un signe européen qui protège le nom d’un produit lié à son origine par une qualité, une réputation ou une autre caractéristique. Au moins une étape de production doit avoir lieu dans l’aire délimitée. Les matières premières ne viennent donc pas toujours de cette aire.

Étiquette du label Indication géographique protégée Ce que le texte de référence exige, critère par critère. Vérifiée le .
9 critèresSelon le textePrécisions
Reconnu par l’État ou l’UE oui Signe européen : article 46 du règlement (UE) 2024/1143 pour les aliments, règlement (UE) 1308/2013 pour le vin.1,7
Contrôle par un organisme tiers exigé Vérification obligatoire avant la mise sur le marché, en France par un organisme agréé.1,7
Origine géographique garantie en partie Au moins une étape dans l’aire. L’origine des matières premières dépend du cahier des charges.1
Qualité ou typicité exigée en partie Lien à l’origine exigé, mais il peut tenir à une qualité, à une caractéristique ou à la réputation.1
Pesticides de synthèse interdits en partie Aucune interdiction générale. Un cahier des charges peut prévoir de réduire les pesticides.1,6
Exigences environnementales renforcées en partie Pratiques durables volontaires, obligatoires seulement si le cahier des charges les inscrit.1,6
Bien-être animal renforcé en partie Rien d’imposé par le règlement. Le bien-être animal dépend du cahier des charges de chaque IGP.1
Rémunération équitable non exigé Ni prix minimum ni prime. Un revenu équitable reste un objectif volontaire du groupement.1
Compte pour EGalim oui Indication géographique citée. Compte dans les 50 % et dans le sous-objectif de 30 %.2,15
exigé, oui
par le texte de référence
en partie
ou selon le produit ou la filière
non exigé, non
ce qui ne préjuge pas des pratiques d’un producteur
sans objet
le critère ne s’applique pas à ce label
non vérifié
le texte de référence n’a pas pu être lu

« Non exigé » ne veut pas dire absent : le producteur peut aller au-delà.

Comment lire cette étiquette : la méthode

Famille
Défini par un règlement de l’Union européenne, qui prévoit aussi ses contrôles.
Titulaire
Union européenne. En France, l’INAO instruit les demandes, sous la tutelle du ministère chargé de l’Agriculture
Depuis
1992
Portée
Produits agricoles et alimentaires, bruts ou transformés, et vins. Les spiritueux relèvent de l’indication géographique
Sur l’étiquette
Sceau rond bleu et jaune, avec des sillons stylisés et des étoiles au centre, entouré de la mention « Indication géographique protégée ».
Référence
inao.gouv.fr

IGP : ce qui est garanti

  • Le produit vient d’un lieu, d’une région ou d’un pays déterminé, et au moins une étape de production a lieu dans l’aire délimitée.1,7
  • Le produit doit à son origine, pour l’essentiel, une qualité précise, sa réputation ou une autre caractéristique.1
  • Pour un vin IGP, au moins 85 % des raisins viennent de la zone, et les opérations de la récolte à la fin de la vinification y ont lieu.5,7
  • Le nom est protégé dans l’UE contre l’usurpation, l’imitation et l’évocation, y compris en ligne et lorsqu’il sert d’ingrédient. Il ne peut pas devenir générique.1
  • Un cahier des charges fixe la description du produit, l’aire, la méthode d’obtention et les éléments qui prouvent le lien avec l’origine.1
  • Sur un aliment originaire de l’UE, l’étiquette porte le symbole IGP, à lire en même temps que le nom enregistré (même champ visuel). Pour les produits étiquetés depuis le 14 mai 2026, le nom du producteur ou de l’opérateur doit aussi figurer dans ce champ visuel, sauf exception liée au format de l’emballage.1,6

IGP : ce qui n’est pas garanti

  • Le règlement n’exige pas que toutes les matières premières viennent de l’aire. Un cahier des charges peut restreindre leur origine, à condition de justifier ce choix.1
  • Le lien au territoire peut reposer sur la seule réputation du produit. Le texte n’exige pas que ses caractéristiques tiennent au milieu naturel, à la différence de l’AOP.1,5
  • Exemple de règles propres à un produit : pour l’IGP Jambon de Bayonne, les porcs viennent de 22 départements du Sud-Ouest, alors que la salaison et le séchage se font dans le bassin de l’Adour.4,8
  • Le règlement n’interdit pas les pesticides de synthèse et n’impose pas le bio. Les pratiques durables sont volontaires, sauf si le groupement les inscrit au cahier des charges.1,6
  • Le texte ne prévoit pas de comparaison gustative régulière avec un produit courant. Cette comparaison fait partie du Label Rouge, qu’une IGP peut aussi porter, sauf sur le vin.1,9,10
  • Sur le vin, le symbole IGP est facultatif. Son absence sur une bouteille ne suffit donc pas à dire que le vin n’a pas ce signe.5,6
  • Le signe n’empêche pas tout usage irrégulier : selon la DGCCRF, citée par l’AFP, le contrôle de près de 1 800 établissements en 2023 pour les AOP et IGP a donné 71 procès-verbaux pénaux et 197 injonctions.16

IGP : qui contrôle ?

Une autorité compétente ou un organisme délégataire. En France, des organismes agréés, sous la supervision de l’INAO. La DGCCRF intervient aussi sur le marché.1,7,14,16

Les producteurs réalisent des autocontrôles. S’y ajoutent une vérification du cahier des charges avant la mise sur le marché, puis des contrôles sur le marché fondés sur l’analyse des risques, ventes en ligne comprises. Pour le vin, la vérification relève de l’article 116 bis du règlement (UE) n° 1308/2013.

IGP en chiffres

  • 241 appellations classées IGP dans le référentiel de l’INAO, décompte Clairlabel au 13
  • 156 IGP agroalimentaires françaises, produits laitiers compris en 11
  • 77 IGP viticoles françaises en 11
  • 4,8 Md€ de chiffre d’affaires des IGP à la première mise sur le marché en 12

Appellations concernées

241 appellations au référentiel de l’INAO, par famille de produits

Fiches d’appellation

Questions fréquentes

Un produit IGP est-il entièrement fabriqué dans la région ?

Pas forcément. Le règlement demande au moins une étape de production dans l’aire délimitée. Le cahier des charges de chaque IGP précise le reste, et peut encadrer l’origine des matières premières si ce choix est justifié.1

Quelle différence entre IGP et AOP ?

L’AOP exige que toutes les étapes de production aient lieu dans l’aire, et que le produit doive ses caractéristiques au milieu géographique. L’IGP demande au moins une étape sur place et accepte un lien fondé sur une qualité, une caractéristique ou la réputation.1,5

D’où viennent les porcs du Jambon de Bayonne IGP ?

Le cahier des charges limite la naissance, l’élevage et l’abattage à 22 départements du Sud-Ouest. La transformation se fait dans le bassin de l’Adour, une zone plus restreinte. Cet exemple montre qu’une IGP peut encadrer ses matières premières au-delà du minimum européen.4,8

Le vin de pays est-il devenu IGP ?

Oui. L’INAO mentionne une réforme de 2011 qui a fait passer les vins de pays en IGP. Pour ces vins, la Commission européenne indique au moins 85 % de raisins de la zone. L’INAO précise que les opérations s’y déroulent, de la récolte à la fin de l’élaboration.5,7,12

Un produit peut-il être IGP et Label Rouge, ou IGP et bio ?

Oui, sauf le cumul avec le Label Rouge pour les vins : l’article L. 641-2 du code rural l’écarte. Ma cantine cite aussi le cas d’un achat bio et IGP. En revanche, le ministère de l’Agriculture précise qu’AOP et IGP ne se cumulent pas.9,10,14,15

Une IGP compte-t-elle pour EGalim ?

Oui. L’indication géographique fait partie des signes retenus pour la restauration collective. Elle compte dans les 50 % et dans le sous-objectif de 30 %, pour lequel l’article L. 230-5-1 ne fixe pas de date propre. Un produit bio et IGP se déclare seulement dans la catégorie bio.2,3,15

Labels liés

Non cumulable

Seuls les cas établis par une source figurent ici : cette liste n’est pas exhaustive.

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Citer cette fiche

Clairlabel, « Indication géographique protégée », vérifié le 6 novembre 2026, https://clairlabel.fr/labels/igp/

Contenu sous licence CC BY 4.0.

Sources

  1. Règlement (UE) 2024/1143 du 11 avril 2024 sur les indications géographiques et les spécialités traditionnelles garantiesUnion européenne, Journal officiel. Texte réglementaire. Consultée le .
  2. Article R. 230-30-3 du code rural et de la pêche maritimeLégifrance. Texte réglementaire. Consultée le .
  3. Cahier des charges de l’IGP Jambon de Bayonne, Bulletin officiel n° 30 du 23 juillet 2026Ministère de l’Agriculture. Texte réglementaire. Consultée le .
  4. Indications géographiques et systèmes de qualitéCommission européenne. Source officielle. Consultée le .
  5. Foire aux questions sur les systèmes des IG et des STG (version du 8 décembre 2025)Commission européenne. Source officielle. Consultée le .
  6. Indication géographique protégée (IGP)INAO. Source officielle. Consultée le .
  7. Fiche produit Jambon de BayonneINAO. Source officielle. Consultée le .
  8. Code rural et de la pêche maritime, articles L. 641-1 à L. 641-4Légifrance. Texte réglementaire. Consultée le .
  9. Le Label Rouge (fiche de décembre 2016)INAO. Source officielle. Consultée le .
  10. Suivi économique des signes officiels, chiffres 2023INAO. Source officielle. Consultée le .
  11. Rapport d’activité 2025INAO. Source officielle. Consultée le .
  12. Référentiel des produits sous signe officiel au 31 décembre 2025INAO, data.gouv.fr. Source officielle. Consultée le .
  13. AOC/AOP, IGP : tout savoir sur les signes officiels de l’origineMinistère de l’Agriculture. Source officielle. Consultée le .
  14. Comprendre mes obligations : catégories EGalim et origine des produitsma cantine, ministère de l’Agriculture. Source officielle. Consultée le .

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