L’origine : une mention obligatoire et un logo
Pour les fruits et légumes frais, l’origine doit obligatoirement figurer en rayon. Le logo Fruits et Légumes de France la traduit en image2. Il exclut la banane et la pomme de terre, et son règlement précise qu’il n’est pas une marque de certification1.
AOP et IGP : un lieu et des règles de culture
Une AOP place toutes les étapes dans l’aire3, une IGP au moins une4. Deux exemples :
- Pomme de terre de l’île de Ré, AOP : culture sous serre interdite, azote minéral limité à 120 unités par hectare et par an, rendement moyen par exploitation de 26 tonnes par hectare au plus5.
- Clémentine de Corse, IGP : récolte uniquement manuelle, au moins 42 % de jus, pas d’activateur de coloration6.
Label Rouge : une qualité mesurée
Le Label Rouge est ouvert à toutes les origines7. Les pommes LA 04/96 sont des Golden Delicious à 13,5° Brix au minimum, une mesure du taux de sucre8. La tomate LA 01/23 vient d’exploitations sous certification environnementale. Elle pousse en sol ou sur substrat selon les segments, et la tomate cerise ronde rouge atteint 9,5° Brix au minimum9.
Bio : des règles de culture
Le bio européen demande une conversion de 2 ans, ou 3 ans pour les cultures pérennes. Il impose un sol vivant et interdit l’hydroponie, sauf pour les plantes qui poussent naturellement dans l’eau10. Les engrais minéraux azotés sont interdits, et toute substance contre les parasites ou les maladies doit d’abord être approuvée par la Commission11. La marque AB renvoie au même règlement12.
Pesticides : pratiques ou résultat d’analyse
- HVE : 10 points au moins sur chacun des quatre indicateurs de l’exploitation. Un produit classé CMR 1 (cancérogène, mutagène ou toxique pour la reproduction) bloque la certification, sauf dérogation exceptionnelle13.
- Vergers écoresponsables : 91 exigences, dont 63 points de contrôle sur l’environnement, pour des fruits français14. Le livret prévoit l’enherbement entre les rangs, un conseiller indépendant des fournisseurs d’intrants et une analyse de résidus par tranche de 1 000 tonnes. Il mentionne aussi des produits de synthèse possibles contre la tavelure15.
- Zéro résidu de pesticides : un résultat sous la limite de quantification pour chaque substance analysée, souvent 0,01 mg/kg. Chaque lot passe au moins une analyse libératoire. La lutte chimique reste possible en dernier recours16.
- GLOBALG.A.P. : audit annuel, 100 % de conformité aux points majeurs et 95 % aux points mineurs17. Le label GGN certifie des processus de production, pas le produit, et son numéro à 13 chiffres se consulte en ligne18.
Fairtrade et Rainforest Alliance : le prix au producteur
Fairtrade fixe un prix minimum servant de plancher, avec une prime en plus19. Rainforest Alliance ne définit un montant minimal de prime que pour le cacao dans son annexe. Pour la banane, l’importateur négocie le montant avec le fournisseur20.
Le tableau de synthèse
À chacun de voir ce qui compte pour lui parmi ces repères.
| Repère | Porte sur | Chiffre ou règle |
|---|---|---|
| AOP, IGP | Lieu et culture | Île de Ré : 26 tonnes par hectare au plus5 |
| Label Rouge | Qualité | Pommes : 13,5° Brix8 |
| Bio européen | Culture | Conversion de 2 ou 3 ans10 |
| HVE | Exploitation | 10 points sur 4 indicateurs13 |
| Vergers écoresponsables | Culture | 91 exigences14 |
| Zéro résidu | Résultat d’analyse | Souvent 0,01 mg/kg16 |
| GLOBALG.A.P. | Processus | 95 % aux points mineurs17 |
| Fruits et Légumes de France | Origine | Sans certification1 |